23.04.2008

Des ans chantés

Des ans chantés 

 

Jours insensés !
Nuits immergées !
Lumières saccadées !
Ta montre m’a retardé !

  Semaines mises bout à bout
Falotes, pas même dignes du sou
Pantomime épitaphe du joug au cou
Ton parfum vénéneux m’a laissé saoul

Ardillon muet qui dilacère les émotions
Chimérique jachère refusant l’éclosion
Nouvelle aux embruns de salvation
Des mois aux allures de prison

Misérables mots… Niais !
Impuissants à chasser !
Ce feu présent passé !
Des ans chantés !

 

 

29.03.2008

Google Irlande se pare de noir pour l'environnement

Aujourd'hui 29 mars 2008, toute la journée durant, la page web de Google Irlande troquera son traditionnel manteau blanc pour un autre habit également monochrome, mais cette fois-ci tout noir. Passé l'effet de surprise, et l'éventuel peur du bug d'ordinateur, les Irlandais seront vite rassurés de comprendre que leur écran n'est en réalité ni en grève ni en faillite temporaire. L'habit sombre aussi surprenant qu'éphémère est voulu !
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"We've turned the lights out" affiche la page d'accueil. Traduisez "On a éteint les lumières". Pourquoi le noir ? Parce que la couleur symbolise le sursis de consommation électrique que propose de réaliser la campagne "Earth Hour" à tous les visiteurs du site en 20h et 21h ce jour sur leur fuseau horaire. "Now it's your turn", à nous d'agir à présent ! Pendant une heure, débranchons tous les appareils électriques de notre maison et offrons un instant de répit à notre Terre.

Pour info, Google explique que le fait d'afficher du noir à l'écran ne réduit pas l'appétit électrique des ordinateurs. Les systèmes d'affichage des écrans modernes sont conçus de telle sorte qu'ils consomment autant quelle que soit l'image... En somme, un écran qui affiche une image très claire avec des cristaux en surbrillance n'est pas plus gourmand que ce même écran présentant une photo très sombre...
 
Google explique que c'est pour cette raison qu'ils ne font cette opération qu'une journée. L'idée étant en premier lieu de sensibiliser l'opinion publique sur la nécessité de s'engager en faveur de l'environnement. Certains y verront une jolie occasion de se faire de la pub et de dresser une vitrine verte. Honnêtement, je ne le pense pas. Parce que d'une part Google a suffisamment pignon sur toute la toile cybernétique pour se passer de pub. Ensuite parce que la campagne Earth Hour est soutenue par WWF dont la renommée n'est plus à faire. Enfin parce ce que Google défend une politique envrionnementale interne vraiment crédible.
 
On a déjà vu par le passé des campagnes de coupure de 5 minutes de courant. On passe désormais à l'heure. A quand la journée dans le noir ? 

02.03.2008

Protection pour peuple en voie de disparition !

De nombreux acteurs travaillent depuis des années au Congo (Brazzaville) pour la protection des droits des peuples autochtones, connus en France sous le vocable péjoratif de "Pygmées".

L'AMEP, l'APAC, l'ADPPA, associations autochtones, aux côtés du gouvernement, de l'UNICEF et de la Rainforest Foundation ont largement contribué à faire avancer la cause de ce peuple en danger.

 Parmi ces réalisations l'on compte: l'élaboration d'un projet de loi portant protection de leurs droits, l'organisation du 1er forum international des peuples autochtones des forêts d'Afrique centrale (FIPAC), la création du réseau national des peuples autochtones du Congo (RENAPAC), ou encore l'organisation d'un atelier national et l'édification d'un plan d'action en faveur des populations autochtones.

 Aujourd'hui l'adoption de la loi précitée s'impose comme une nécessité criante en tant que support du plan d'action et cadre du travail du RENAPAC. La Rainforest Foundation lance une pétition pour inviter le président congolais, Denis Sassou Nguesso, à promouvoir l'adoption de la loi. Le besoin de protection de ces populations est vital, votre soutien sera capital !

 

Cliquer sur l'image pour signer:

 

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28.02.2008

Miniature Earth

Le consumérisme attaque esprits et mémoires. Pour ne pas oublier la réalité... 
 
 
 
 
 

18.02.2008

Vendredi 21 février place de la République, 18H


14.02.2008

Mûrissons: des ponts !!

 

« Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts »


                            Isaac Newton 

07.02.2008

Brazza: un an déjà !

7 février 2008: le soleil parade fièrement depuis tôt ce matin au dessus de Paris au beau milieu d'un ciel bleu immaculé. J'entends le vrombissement diffus et loitain d'un avion de passage. Il y a un an, ce 7 février je m'envolais pour Brazzaville, survolant l'Afrique et son infinie diversité de paysages. 6 mois sur le sol congolais qui resteront à jamais gravés, ancrés, posés comme les nouvelles pierres de la bâtisse de vie sans cesse en construction.

A tous ces visages rencontrés, ces coeurs sondés, ces sourires échangés, en toute simplicité, j'adresse une nouvelle fois un merci mingui.

Banstikala malamu, mokolomo soussou !

12.01.2008

Les flots de la faim

Nota: je parcourais ce matin quelques posts de mon ancien blog, tenu à Dakar en 2006. En relisant certaines de ces lignes, j'ai eu une étrange sensation. Je pense toujours chacun des mots écrits, mais les vis peut-être différemment, heureusement. Car c'est bien la preuve, que la conscience progresse. Ma vie à Brazza en 2007 y est sans doute pour quelque chose dans ma compréhension plus aiguê des racines profondes de l'arbre globalisé aux fruits empoisonnés.

 

Voici donc, pour lecture ou relecture "Les flots de la faim". Pour la petite histoire, ce texte a été écrit aux lendemains de la Marche contre la faim organisée par le PAM, et après une indescriptible "rencontre" sur l'océan... 

 

22/05/2006

Les flots de la faim

 

Ce matin là, la haute toile grisâtre et moutonnée d’éclaircies effilochée résistait encore aux assauts du soleil mal réveillé. 

Les reflets qu’offrait son miroir liquide et mouvementé sur lequel la pirogue se lança épousaient ses formes et couleurs : désordonnées et ombreuses.

 

Parfait fendeur de flots le bois de la proue transperce les eaux agitées et assure au reste de la structure le minimum de stabilité nécessaire pour chevaucher les remous iodés.

 

Après quelques minutes de sauts d’eau en air et d’air en eau, les ondes brisantes sont à présent derrière. 

La chaloupe n’a pas tremblé, aucune des stries de son bois n’a vrillé. La coque biseautée joue désormais à saute-vallon.

 

Ces montagnes mouvantes naissent et disparaissent. Elles vont et viennent, ici, devant, derrière, là et là-bas. La côte se dessine puis s’efface. Le rivage ressurgit, mais sitôt découvert, il s’évanouit à nouveau. Les arrêtes se font courbes, majestueuses et généreuses, pas moins fourbes pour autant. 

La pirogue grimpe à une vitesse saisissante, et replonge de plus belle. Les courants et les vents insufflent creux et lèvres. L’air est partout énergisant. Et à toute allure il dessine d’évanescentes dunes d’eau et propulse celles-ci à une célérité telle que le kérosène n’affiche aucune résistance. Les déferlantes hautement dépressionnaires sont trop rapides pour le bois ngorois.

 

L’horizon oscille en une suite désarythmètrée, ligne alambiquée vers laquelle la demie amande boisée pointe son nez et progresse entre cols et vallées. Seul objectif : prendre le large. 

Mais voilà, que là-bas, voici qu’au loin, venant de nulle part et trouant ce tableau secoué,  apparaît une chaloupée à la taille hypertrophiée. Plus grande, plus large, plus sombre. La pirogue la perd de vue, puis l’entraperçoit une nouvelle fois, le temps d’un instant seulement.

 

Rien n’est clair. Pas de brouillard, mais pourtant la circonspection est au rendez-vous. Toutes les embarcations à l’eau axent leur barre vers l’océan, pourtant au lointain ce vaisseau semble vouloir rejoindre la terre.  A bord, pas un pêcheur, ou deux. Pas même trois, ni quatre. En réalité : aucun pêcheur, et pourtant une centaine de silhouettes se laissait deviner aux yeux du biseau boisé.

 

Soudain, surgissant d’entre deux creux, à quelques mètres, une énorme embarcation s’impose.  

L’absconse et mystérieuse tache sombre, désormais proche, révèle sa nature. Ils sont presque cent effectivement. Des hommes essentiellement, quelques femmes au milieu des rangs, aucun enfant. Ce que la pirogue s’était laissée penser est avéré. La réalité est telle qu’elle était imaginée.

Spectaculaire scène aux indescriptibles émotions. Le bois frissonne de toutes parts. Ces regards échangés en transcendent toute l’armature. Face à elle, quelque cent hommes et femmes, entassés, les visages fermés, les yeux non éplorés, mais non moins attristés. Le désespoir se lit dans chacun de ces yeux à travers un rare et violent silence.

 

Ces compagnons d’aventure, sont devenus compagnons d’infortune. L’embarcation menée par un passeur qu’on confondrait presque avec un gondolier vénitien, est le recueil des illusions déçues. Le passeur leurs a probablement offert un ‘visa pour le rêve’ une fois les économies de chacune de leur vie encaissées.  

Malheureusement, après six jours de mer en route pour la ‘terre promise’, la croisière s’est interrompue. Plutôt que de tenter le diable, le gondolier transcontinental a préféré, rebrousser chemin, ne pas se risquer au funeste destin que connaissent régulièrement ces galères des temps modernes.

 

Alors les voilà de retour. La terre dont lentement ils se rapprochent n’est pas portugaise, espagnole, française ou italienne, c’est celle de l’Afrique, celle du Sénégal, celle de Dakar.  

Où vont-ils accoster ? Sans doute loin des complexes touristiques pour voyageurs fortunés. Dans quelle crique désertée ? La pirogue ne le sait pas. Ce que seul elle sait, lit, et ressent, c’est cette tragédie de vie qui s’exprime dans toute son intensité en cet instant atemporel, à travers, et en chacun de ces candidats à l’exil. 

Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir... Le seul espoir qui les fait vivre, c’est de fuir. Fuir, là où ils sont nés, cette terre qui les a construits. Fuir ceux qu’ils aiment et dont leur cœur ne peut se passer. Fuir tout ce qu’ils sont, tout ce qu’ils ont. Rompre avec leur vie, contraints. Jouer avec leur vie, forcés. Payer de leur vie ce risque, prêts à. De vivre une ‘vie meilleure’, assoiffés.  Assoiffés de ne plus avoir soif, de ne plus avoir faim.

 

Cette faim, en verra-t-on un jour la fin ?  Cette faim inacceptable fera-t-elle partie de l’Histoire ?

 

Toutes les 5 secondes. 1,   2,   3,   4,   5 : Merde! Merde pourquoi ? Merde à ce monde qui n’a pas écouté ce frêle cri désespéré.  Toutes les 5 secondes.   Un enfant.   Quelque part.   Sur cette terre.   Meurt.  

Toi qui liras ces lignes, tu ne fais pas partie de ceux là, rassure toi. Non vraiment, très peu de chances pour que tu viennes inscrire ton nom à ces sinistres statistiques.

 

Notre société planétaire a les moyens de nourrir chacune de ces bouches affamées. 110 francs CFA, c’est ce que coûtent les 3 repas délivrés quotidiennement par le PAM –Programme Alimentaire Mondial. Moins de 2 centimes d’euro suffisent à rassasier un enfant décharné pour toute une journée. Mais 2 centimes d’euro, c’est bien trop cher. Acculés dans la misère, des enfants qui voient leur père fuir la faim au gré des flots incertains, n’ont plus assez de force pour pleurer.  

Aujourd'hui, plus de 17 000 enfants expireront.

 

Ces lignes ne sont pas un cri de révolte esseulé et passager. Ces mots ne changeront le monde en aucune façon. Peut être simplement auront-ils suscité une once de réaction en toi qui les lis. Quelque soit la nature de celle-ci, tant mieux.

 

 

Il n’y a de leçon à donner ni d’imprécation à décerner. Peut être simplement une invitation à s’engager...

 

 

07.01.2008

Evasion fiscale: ça fait (très) mal!

 J'ai honte, mais je n'ai vraiment pas le temps d'écrire des romans ces temps-ci. Je vous partage alors en vitesse quelques passages, des chiffres autant clefs qu'ubuesques sur l'évasion fiscale. C'est... affigeant !

Extraits d'un article de Mike Lewis intitulé "Evasion fiscale internationale et pauvreté".

 

  L’échec du financement du développement – et plus particulièrement l’échec des pays riches à fournir les augmentations promises des budgets d’aide aux pays du Sud – est en grande partie dû à un manque de volonté politique. 

 La libéralisation financière et l’idéologie économique ont favorisé la prolifération de mécanismes permettant aux contribuables fortunés et mobiles ainsi qu’aux entreprises d’échapper à leurs responsabilités fiscales envers l’Etat. Entre le début des années 1970 et la fin de l’année 2004, le nombre de paradis fiscaux reconnus est passé d’environ 25 à 72.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime ainsi que la part du commerce mondial qui transite par les paradis fiscaux est passée durant cette période d’un pourcentage relativement faible à plus de 50%, bien que ces territoires ne représentent que 3% du produit mondial brut.

Les calculs du Tax Justice Network estiment à environ 11,5 billions (milliers de milliards) de dollars les avoirs personnels de fortunes privées à hauts revenus (HNWI) placés dans les paradis fiscaux. La plus grande partie de cette somme est non déclarée et donc non imposée dans le pays de résidence de leurs propriétaires (Tax Justice Network, 2005, 34-37).  Les bénéfices d’une taxation équitable de ces seuls avoirs personnels – laissant donc de côté les sommes indubitablement plus considérables perdues en raison de l’évasion et de la fraude fiscales des entreprises – surpasserait largement toute augmentation réaliste des budgets d’aide des pays riches. Le revenu annuel mondial de ces fortunes non déclarées atteint probablement quelque 860 milliards de dollars. La taxation de cette somme à un taux modéré de 30% générerait dès lors environ 255 milliards de dollars par an, c’est-à-dire assez pour financer les OMD dans leur totalité10. En résumé, il suffirait donc aux plus fortunés de payer leurs impôts pour générer assez de fonds pour financer de manière immédiate la réduction de la pauvreté mondiale de moitié.

 L’économiste Alex Cobham de l’Université d’Oxford (2005) (...) calcule que les pays en voie de développement perdent
annuellement 50 milliards de dollars de recettes à cause de chacun de ces deux mécanismes. Si l’on y ajoute une perte de rentrées fiscales estimée à 285 milliards de dollars en raison de la seule fraude fiscale « domestique », interne aux économies nationales « informelles » des pays en voie de développement, le blanchiment des bénéfices des grosses fortunes personnelles et des entreprises entraîne une perte astronomique de 385 milliards de dollars par an dans les pays en voie de développement

Les économistes James Boyce et Leoncé Ndikumana de l’Université de Amherst (2002) calculent qu’entre 1970 et 1996 la fuite accumulée des capitaux privés à partir des 30 pays les plus endettés d’Afrique subsaharienne représentait 170% du PIB de la région, ce qui a forcément décimé les investissements et les recettes fiscales en Afrique. Une grande partie de cet argent est parti dans des paradis fiscaux du Nord. Si l’on tient compte de cette fuite de capitaux, Ndikumana soutient que l’Afrique – un continent généralement considéré comme irrémédiablement endetté – pourrait en fait être le créancier du reste du monde. 

 

 L’arrêt de la fraude et de l’évasion fiscales permettrait de rassembler assez d’argent pour financer les Objectifs du Millénaire pour le développement (Alternatives Sud, 2006) et, à long terme, les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures dans les pays en voie de développement, en fournissant des revenus durables qui pourraient aussi leur permettre d’affronter le financement de leurs dettes.   "

 

VrAc #1 : 2008 + origines irlandaises + Thomas More

J'inaugure une nouvelle catégorie: du pêle-mêle, du fourre-tout, du tous azimuts, vous l'avez compris : du "VrAc" !

Simple, rapide, concise, j'ose l'espérer précise, cette nouvelle rubrique me servira un peu de tiroir ponctuel pour partager une info très brève, une idée, ou toute autre pensée expresse.

Il y a de fortes chances que je développe selon le temps et l'intérêt tel ou tel point évoqué dans ce "VrAc".

1) Bonne année à tous ! La santé bien évidemment surtout et d'abord ! Happy New Year ! Bonana ! Pour la suite, ça se passe ici !

2)16f524365fce3d05f0fe05b61fe74bab.jpeg Je viens d'Irlande ! Malgré le fait que la société me catégoriserait aujourd'hui de "Gaulois", j'ai des origines irlandaises qui remontent à plusieurs siècles, certes ça ne date pas d'hier! Peut-être écossaises également ! Une partie des "Blain" ont émigré au Québec. L'autre a dû préférer la France :)

3) Citation de Thomas More (à méditer bien sûr):

"On ne renonce pas à sauver le navire dans la tempête parce qu'on ne saurait empêcher le vent de souffler"

27.12.2007

L'écologie ne se réécrira pas

Des images à la fois nettes et sobres, de la poésie assez justement proposée: 8'33 de réflexion sur le monde que l'on est en train d'effriter. On n'a qu'une Terre, on ne pourra réécrire son histoire, le changement, c'est maintenant ou... jamais.

Voici donc "Replay" réalisé par quatres étudiants de l'Ecole Supérieure des Métiers Artistiques de Monptellier. L'art au service de l'écologie.

 

24.12.2007

Joyeux Noël GloBabylon !

Pas de billet misérabiliste ou péremptoire. Simplement un (r)appel aux quelques centaines de millions de privilégiés que nous, occidentaux, sommes, spécialement en ce soir de Noël. 

 Aujourd'hui j'ai à l'esprit les enfants de Dakar ou Brazzaville errant sur des routes trouées en quête de nourriture de survie. Ceux du Kivu en proie à la guerre, à l'est de la République Démocratique du Congo, déplacés, sous les bombes. A l’heure même où j’écris ces lignes sous le doux soleil d’hiver parisien qui règne sur la toile azure, je pense à ces enfants naufragés de Gaza à Lima, de Dhâkâ à Mitrovisca.

Et ce soir quand les tables somptuaires se seront vidées des mets impériaux engloutis par d’insatiables estomacs, où sera mon esprit ? Soirée si particulière, unique. Des millions de gadgets technologiques fraîchement sortis de papiers cadeaux, déjà tapis au fond de la poubelle, tourneront sitôt à plein régime avalant des quintaux de mégawats à la second.

Les 80 autres % de la planète s’éclaireront à la bougie. Des mineurs  aujourd’hui encore exploités au fond de certaines mines d’Afrique centrale, pour extraire les matières premières de nos joujoux électroniques, rêveront demain plus encore de notre businessland. Des yeux ébahis gros comme des boules de Noëls devant le JT de  TV5 Monde présentant à 20h les ventres nordistes encore gonflés s’extasier face la technologie déshumanisante entre leurs mains, filmée le matin même à des milliers de kilomètres d’eux.

Noël, oui je t’interpelle, toi l’impersonnel! Tu t’es laissé benoîtement avaler par le diktat de reine monnaie ! Les nantis inféodés, eux-mêmes esclavagistes, t’ont dévoyé. Captifs du billet, on ne voit plus tomber la neige. C’est la matière, le produit, la chose, qu’on attend, qui nous comble à la même époque tous les ans, depuis déjà trop longtemps.

Hallali ! Cette année une fois de plus, je te serai infidèle Noël pailleté, empaqueté, commercialisé ! Guetteur, sans équivoque, j’ai choisi la Nativité.

Global Babylon you’ll collapse one day thanks to minds struggling against goods. This day, Christmas will recover its original face…

 

22.12.2007

Use your own two hands

 Il est des chansons que l'on ne se lasse pas d'écouter en boucle, de chanter à tue-tête dans la rue, à vélo, sur la route. Des chansons que l'on fredonne comme le prolongement naturel d'une respiration innée, des textes qui résonnent et transportent. La version acoustique de "With my own two hands" de Ben Harper accompagné par Jack Johnson est l'une de ces chansons pour moi. Message clair, invite à l'engagement. Le choix est face à toi.

The world won't never become a brighter place without a global raising and overwhelming mass belief and actions towards universal equal life's conditions. West people are today accountable of the economic mainstreaming wind. A wind which abandon thousands of millions children, women, and men. Because I still keep believing that we don't wanna neither break the earth nor ruin further generations' future: we have to change NOW and not tomorrow ! You have to feel concerned with mankind coming centuries. Use your own two hands. First begin with listening to Ben Harper and Jack Johnson acoustic version of "With my own two hands".

A deux jours de Noël, puissent ces voix et messages réchauffer vos cœurs et tympans.

19.12.2007

Sol l’ange

 

Sol l’ange

 

 

 

C’est comme la goute d’eau qui fait déborder le vase

De la rage de vivre et inonde jusqu’au fond des yeux

Des hibernants aux pinacles guindés et regard râpeux

C’est comme ta simplicité contagieuse nue d’emphase

 

 

C’est comme le grain subversif qui repousse la lame

De fond en combes marines aux rochers secs, acérés

D’un flux aseptisé d’iode naturelle, garni de déchets

C’est comme ton sourire fougueux ramoneur d’âmes

 

 

C’est comme le souffrant qui apostrophe la maladie

Du sang, des cellules du corps tout entier qui refuse

D’abdiquer face à l’infâme garce qui n’est qu’intruse

C’est comme ton envie de vivre ton jour, à tout prix

 

 

C’est comme l’infini mystère qu’Il sème sans compter

En l'abyme des cœurs, dans le ciel, sous l’eau, au Sol

Ange, quelle vie est la tienne depuis l’ineffable envol ?

C’est comme mon je t’aime qui nous reliera à jamais

   

 

10.12.2007

Signing can change the debate !

No, petitions are not useless! Just for instance, the debt was largely dropped in 2005. We can make huge changes by signing petitions, we can restore disregarded human rights. Our citizenship doesn't stop after elections, it's a all day long living duty !


10 décembre: journée internationale des droits de l'homme

Paradoxe: court billet pour grande journée !

 Bientôt 60 ans que René Cassin et ses acolytes ont donné naissance à Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par la voie des 58 Etats qui alors composaient l'Assemblée générale de la jeune Organisation des Nations Unies : décembre 1948, c'était le 10, c'était un vendredi. Aujourd'hui, les droits de l'homme demeurent un idéal, tantôt porté haut dans les constitutions, tantôt battu en brèche, régulièrement tapis dans l'ombre du négoce aurifère et des arcanes politiciens.

Quelques mots pour conserver ces principes comme idéal inoxydable:

 « Nous avons le devoir de veiller à ce que ces droits deviennent une réalité vivante – qu’ils soient connus, compris et exercés par tous et en tout lieu. C’est souvent ceux qui ont le plus besoin que leurs droits fondamentaux soient protégés, qui ont également besoin d’être informés de l’existence de la Déclaration – et qu’elle existe pour eux. 

         Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies

06.12.2007

Introspection sociétale

Laisse moi chuchoter au creux de ton lobe que chaque jour est à choyer. Laisse en toi se lover l'irrévérencieuse idée que souvent l'opulence feint d'oublier la souffrance, mais que toujours la poussière révèle la chimère.

Oserai-je t'annoncer le truisme enterré que Mère Société s'essouffle à réifier à défaut d'annihiler: les facéties matérialistes dont tu te nourris ne sont que duperies infantilisantes pour terriens en quête d'identité et humains en mal de croissance effrénée.

Cette idée saugrenue, tu l'oubies à force de te conforter dans l'indolence, de te confiner dans l'exubérance, de te conformer dans l'insouciance. Par ailleurs, ce qui te gène t'es souvent inaudible, invisible. Aussi deviens-tu sourd de tempérance, aveugle d'altérité.

 Les atomes de coca sont le sel de ta vie. C'est la mode du beau et grand tout Paris. Honni soit celle ou celui qui n'y dit oui! Avoir, qui hier détrônait fièrement être, est aujourd'hui déposé comme un vulgaire sachet par paraître. Les grains blancs et le dernier vêtement t'adouberont à coup sûr sur le plus mirifique des présentoirs.

Je sais malgré tout, que péroxydé, délavé, désoxygéné, acculturé, inféodé, une once irréductible d'humanité brute sommeille en toi. N'attend pas l'amour robotisé pour la réveiller! Depuis trop longtemps intubé, si allègrement entubé, ne serait-il tout de même pas temps de débrancher l'air (ambiant) conditionnant ?

On s'est battu et la fleur de lys a vécu. On s'est insurgé et la haine organisée a ployé. Aujourd'hui, toi, tu fais quoi devant l'artifice avilissant ?

22.11.2007

"8": le film des OMD !

Deuxième post d'affilé autour des OMD pour vous informer qu'un film sur ce thème sortira dans les salles obscures en 2008. 

Huit réalisateurs,  huit courts métrages, pour huit OMD. Le tout en un film: "8". Le septième art,  déjà connu pour démocratiser l'humanitaire, les guerres civiles et autres génocide sous forme de divertissement de masse (à défaut de voir le grand public accrocher à des bouquins pas toujours accessibles), franchit un nouveau cap, après des références (parfois décriées) comme "Le cauchemar de Darwin", "Bamako", ou encore récemment "We feed the world".

En partenariat avec le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), LDM tente donc un nouveau pari dans le champ du massmovie à la sauce développementariste! Espérons que la mayonnaise prenne.

Pour voir la bande annonce et aller plus loin sur le film:

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La mapmonde du développement

2000: les 189 Etats membres de l'ONU scellent un pacte à l'ambition jamais égalée. 8 objectifs dans différents domaines, à atteindre, en 15 ans: les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD - MDG pour l'acronyme anglais).

2007: à mi-parcours, la revue est mitigée. Des avancées à saluer ici, des retards à rapidement combler là, des efforts exponentiels à déployer. Partout. Voyez le rapport y relatif.

Pour visualiser le panorama des disparités, les Nations Unies, ont mis sur pieds un site sur lequel vous pouvez vous observer de façon très concrète, pays par pays, objectif par objectif, les progrès réalisés au fil des ans

 

 

Voici le site:            MDG MONITOR

18.11.2007

Quelques notes pour la semaine

 

 Ensardinné dans la centrifugeuse anonymisante parisienne, besoin d'air venu d'ailleurs, pas un sou dans l'escarcelle ?

This, is for you ! Listen and travel !

 

free music

17.11.2007

Dette odieuse: réagissons !

République Démocratique du Congo (ex-Zaïre), Indonésie, Haïti, Congo Brazzaville, Chili, Argentine. Et tant d'autres... Les pays cités, et ceux sciemment omis -la liste est trop longue- figurent au triste rang des nations dont les populations sont sous le coup(/oût), depuis tant et trop d'années, d'une DETTE ODIEUSE.

 La "dette odieuse" est une doctrine de droit international théorisée en 1927 par Alexander Sack, membre du gouvernement de Nicolas II. Cumulant à la presque incommensurable et non moins éhontée facture de 500 milliards de dollars, la dette odieuse n'est ni plus ni moins qu'un puissant joug financier qui pèse sur la tête de centaines de millions d'habitants de pays en voie de développement. Elle étiole littéralement de maints espoirs d'investissements dans les services sociaux essentiels.

 En quoi consiste cette dette odieuse ?

Selon Sack, « si un pouvoir despotique contracte une dette non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’Etat, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l’Etat entier. Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir. ».

Trois critères, cumulatifs, permettent d'attribuer le caratère odieux à une dette:

  1. L'absence de consentement: la population du régime emprunteur n'a pas consenti à la contraction de la dette
  2. L'absence de bénéfice: les fonds alloués n'ont pas été utilisés à l'endroit de la population
  3. La connaissance des intentions: l'Etat créancier connaissait préalablement au prêt les velléités du régime dictatorial

Au vu de ces trois critères, et fort de la définition de Sack, il appparaît clairement que le remboursement d'une dette odieuse ne devrait en aucune manière, ni sous quelque forme que ce soit être imputable aux populations victimes des dérives hérétiques des tyrans qui les ont gouvernées et dont le régime s'est écroulé.

 Avant-gardiste comme à son habitude, la Norvège a l'an dernier montré l'exemple en créant un précédent. Oslo a en effet décidé de réduire à néant les 65 millions d'euros dont elle était créancière auprès de cinq pays, au motif que les créances en question étaient illégitimes.

Nous, citoyens de France, d'Europe et d'occident, mandateurs d'élus au pouvoir qui peuvent influer sur l'annulation de ces prêts avilissants, infantilisants, nous nous devons d'inférer auprès de nos décideurs pour que le choix courageux mais purement logique de la Norvège fasse jurisprudence !

 Interpellons nos élus: Président de la République comme députés de tout bord doivent savoir que nous n'acceptons pas de faire payer aux générations du Sud d'aujourd'hui et de demain les erreurs de nos aïeuls respectifs avides d'enrichissements despotiques et dévoyés.

Visitez donc le site sur la dette odieuse et celui de la plateforme dette et développement. Signez la pétition et écrivez à votre député.

 

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14.11.2007

La solidarité internationale a sa semaine !

 

 Nul besoin d'être baroudeur aguerri de l'humanitaire pour être solidaire ! Vous, moi, nous, ici, là, au nord, au sud, d'est en ouest, on peut tous devenir des citoyens solidaires. "Je voudrais bien m'engager, mais comment, avec qui, dans quel but ?". Des questions qui vous trainent dans la tête depuis presque aussi longtemps que vous aimez le chocolat, j'en suis sûr !

 La solidarité devrait être la chose du monde la mieux partagée. Idéal vers lequel nous tendons, j'ose l'espérer, certes à petits pas, de Liliputiens qui plus est, mais tendons tout de même !! Pas de mode d'emploi pour être un parfait petit promoteur de la solidarité, heureusement.

Avis à toutes celles et tous ceux, qui du 17 au 25 novembre prochains seront en France: vous êtes tous invités ! A quoi pardi ? A la semaine de la solidarité internationale (SSI) bien sûr ! Née en 1998, la SSI est LE temps fort du paysage associatif français se veut un trait d'union entre les acteurs de solidarité et les citoyens. Sensibiliser le grand public à la solidarité internationale et inviter ce dernier à s'engager est l'un des objectifs majeurs de la semaine.

 Près de 5.000 animations étaient organisées par quelque 500 pôles organisateurs en 2006. Cette année encore une  myriade d'acteurs de la solidarité se mobilisent ! Alors faisons tous ensemble de cette dixième édition, placée sous le thème "Le monde bouge... Et vous ?", un nouveau record en rencontrant les artisans de solidarité, d'humanité et de dignité à travers la France.

 Le programme des actions est disponible sur le site de la SSI:

 

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06.11.2007

Pages sans ambages !

 

J'ai savouré avec délectation la précise et sublime écriture qu'Alexandre Jollien a ancrée dans les pages de son opus "Le métier d'homme". 90 pages où à chaque ligne l'humain en quête de lui-même dans son altérité perfide et transcendante, merveilleuse et surprenante, virevolte tantôt de joie tantôt de souffrance, souvent d'émoi, toujours d'apprentissage.

 

 "On ne naît pas homme, on le devient". Lui, l'étranglé de la vie, offre à qui veut bien le lire une délicieuse mais impérieuse leçon de vie. Un style rare et juste qui jamais ne cesse de nous entraîner à la joie et la légèreté.

 

OUI le différent est beau ! OUI l'altérité nous rend riche du coeur et de l'esprit ! OUI le bonheur s'embrasse-t-il dans l'humanité devenante !

 

Ode à la joie et à la force de vie, invite à la légèreté, ce livre est un trésor pour une société anémique d'humanité !

 

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31.10.2007

Prêt à consommer

 

 

Prêt à consommer

 

Phagocytaire des produits estampillés "gaspis"

Mère Société m'a créé et si tendrement fidélisé

Prosélyte de la propriété, thuriféraire du pré carré

De l'arbre démiurge productiviste, je suis le fruit

 

Quand vient l'achat, je vis, j'ai, alors enfin, je suis

Des chiffres, par milliers, en moi tourbillonnent

Je consomme et je te consume, sans consonnes

Aucunes, "oui", je jouis lorsque je m'approprie

 

Crépite le ticket de caisse dans mes rêves la nuit

Et je renais chaque jour cupide d'une plus-value

Somptuaire ridiculisant tous les plus grands crus

Ravissant mon alter ego, radieuse carte de crédit

 

Du berceau aux cendres, ma vie sera frénésie

De possessions de précellence tant convoitées

Je ne veux être et exister que prêt à consommer

Sans avoir, mon moi resterait misérable hérésie