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27.12.2007

L'écologie ne se réécrira pas

Des images à la fois nettes et sobres, de la poésie assez justement proposée: 8'33 de réflexion sur le monde que l'on est en train d'effriter. On n'a qu'une Terre, on ne pourra réécrire son histoire, le changement, c'est maintenant ou... jamais.

Voici donc "Replay" réalisé par quatres étudiants de l'Ecole Supérieure des Métiers Artistiques de Monptellier. L'art au service de l'écologie.

 

24.12.2007

Joyeux Noël GloBabylon !

Pas de billet misérabiliste ou péremptoire. Simplement un (r)appel aux quelques centaines de millions de privilégiés que nous, occidentaux, sommes, spécialement en ce soir de Noël. 

 Aujourd'hui j'ai à l'esprit les enfants de Dakar ou Brazzaville errant sur des routes trouées en quête de nourriture de survie. Ceux du Kivu en proie à la guerre, à l'est de la République Démocratique du Congo, déplacés, sous les bombes. A l’heure même où j’écris ces lignes sous le doux soleil d’hiver parisien qui règne sur la toile azure, je pense à ces enfants naufragés de Gaza à Lima, de Dhâkâ à Mitrovisca.

Et ce soir quand les tables somptuaires se seront vidées des mets impériaux engloutis par d’insatiables estomacs, où sera mon esprit ? Soirée si particulière, unique. Des millions de gadgets technologiques fraîchement sortis de papiers cadeaux, déjà tapis au fond de la poubelle, tourneront sitôt à plein régime avalant des quintaux de mégawats à la second.

Les 80 autres % de la planète s’éclaireront à la bougie. Des mineurs  aujourd’hui encore exploités au fond de certaines mines d’Afrique centrale, pour extraire les matières premières de nos joujoux électroniques, rêveront demain plus encore de notre businessland. Des yeux ébahis gros comme des boules de Noëls devant le JT de  TV5 Monde présentant à 20h les ventres nordistes encore gonflés s’extasier face la technologie déshumanisante entre leurs mains, filmée le matin même à des milliers de kilomètres d’eux.

Noël, oui je t’interpelle, toi l’impersonnel! Tu t’es laissé benoîtement avaler par le diktat de reine monnaie ! Les nantis inféodés, eux-mêmes esclavagistes, t’ont dévoyé. Captifs du billet, on ne voit plus tomber la neige. C’est la matière, le produit, la chose, qu’on attend, qui nous comble à la même époque tous les ans, depuis déjà trop longtemps.

Hallali ! Cette année une fois de plus, je te serai infidèle Noël pailleté, empaqueté, commercialisé ! Guetteur, sans équivoque, j’ai choisi la Nativité.

Global Babylon you’ll collapse one day thanks to minds struggling against goods. This day, Christmas will recover its original face…

 

22.12.2007

Use your own two hands

 Il est des chansons que l'on ne se lasse pas d'écouter en boucle, de chanter à tue-tête dans la rue, à vélo, sur la route. Des chansons que l'on fredonne comme le prolongement naturel d'une respiration innée, des textes qui résonnent et transportent. La version acoustique de "With my own two hands" de Ben Harper accompagné par Jack Johnson est l'une de ces chansons pour moi. Message clair, invite à l'engagement. Le choix est face à toi.

The world won't never become a brighter place without a global raising and overwhelming mass belief and actions towards universal equal life's conditions. West people are today accountable of the economic mainstreaming wind. A wind which abandon thousands of millions children, women, and men. Because I still keep believing that we don't wanna neither break the earth nor ruin further generations' future: we have to change NOW and not tomorrow ! You have to feel concerned with mankind coming centuries. Use your own two hands. First begin with listening to Ben Harper and Jack Johnson acoustic version of "With my own two hands".

A deux jours de Noël, puissent ces voix et messages réchauffer vos cœurs et tympans.

19.12.2007

Sol l’ange

 

Sol l’ange

 

 

 

C’est comme la goute d’eau qui fait déborder le vase

De la rage de vivre et inonde jusqu’au fond des yeux

Des hibernants aux pinacles guindés et regard râpeux

C’est comme ta simplicité contagieuse nue d’emphase

 

 

C’est comme le grain subversif qui repousse la lame

De fond en combes marines aux rochers secs, acérés

D’un flux aseptisé d’iode naturelle, garni de déchets

C’est comme ton sourire fougueux ramoneur d’âmes

 

 

C’est comme le souffrant qui apostrophe la maladie

Du sang, des cellules du corps tout entier qui refuse

D’abdiquer face à l’infâme garce qui n’est qu’intruse

C’est comme ton envie de vivre ton jour, à tout prix

 

 

C’est comme l’infini mystère qu’Il sème sans compter

En l'abyme des cœurs, dans le ciel, sous l’eau, au Sol

Ange, quelle vie est la tienne depuis l’ineffable envol ?

C’est comme mon je t’aime qui nous reliera à jamais

   

 

10.12.2007

Signing can change the debate !

No, petitions are not useless! Just for instance, the debt was largely dropped in 2005. We can make huge changes by signing petitions, we can restore disregarded human rights. Our citizenship doesn't stop after elections, it's a all day long living duty !


10 décembre: journée internationale des droits de l'homme

Paradoxe: court billet pour grande journée !

 Bientôt 60 ans que René Cassin et ses acolytes ont donné naissance à Déclaration Universelle des Droits de l'Homme par la voie des 58 Etats qui alors composaient l'Assemblée générale de la jeune Organisation des Nations Unies : décembre 1948, c'était le 10, c'était un vendredi. Aujourd'hui, les droits de l'homme demeurent un idéal, tantôt porté haut dans les constitutions, tantôt battu en brèche, régulièrement tapis dans l'ombre du négoce aurifère et des arcanes politiciens.

Quelques mots pour conserver ces principes comme idéal inoxydable:

 « Nous avons le devoir de veiller à ce que ces droits deviennent une réalité vivante – qu’ils soient connus, compris et exercés par tous et en tout lieu. C’est souvent ceux qui ont le plus besoin que leurs droits fondamentaux soient protégés, qui ont également besoin d’être informés de l’existence de la Déclaration – et qu’elle existe pour eux. 

         Ban Ki Moon, Secrétaire général des Nations Unies

06.12.2007

Introspection sociétale

Laisse moi chuchoter au creux de ton lobe que chaque jour est à choyer. Laisse en toi se lover l'irrévérencieuse idée que souvent l'opulence feint d'oublier la souffrance, mais que toujours la poussière révèle la chimère.

Oserai-je t'annoncer le truisme enterré que Mère Société s'essouffle à réifier à défaut d'annihiler: les facéties matérialistes dont tu te nourris ne sont que duperies infantilisantes pour terriens en quête d'identité et humains en mal de croissance effrénée.

Cette idée saugrenue, tu l'oubies à force de te conforter dans l'indolence, de te confiner dans l'exubérance, de te conformer dans l'insouciance. Par ailleurs, ce qui te gène t'es souvent inaudible, invisible. Aussi deviens-tu sourd de tempérance, aveugle d'altérité.

 Les atomes de coca sont le sel de ta vie. C'est la mode du beau et grand tout Paris. Honni soit celle ou celui qui n'y dit oui! Avoir, qui hier détrônait fièrement être, est aujourd'hui déposé comme un vulgaire sachet par paraître. Les grains blancs et le dernier vêtement t'adouberont à coup sûr sur le plus mirifique des présentoirs.

Je sais malgré tout, que péroxydé, délavé, désoxygéné, acculturé, inféodé, une once irréductible d'humanité brute sommeille en toi. N'attend pas l'amour robotisé pour la réveiller! Depuis trop longtemps intubé, si allègrement entubé, ne serait-il tout de même pas temps de débrancher l'air (ambiant) conditionnant ?

On s'est battu et la fleur de lys a vécu. On s'est insurgé et la haine organisée a ployé. Aujourd'hui, toi, tu fais quoi devant l'artifice avilissant ?

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