02.03.2008

Protection pour peuple en voie de disparition !

De nombreux acteurs travaillent depuis des années au Congo (Brazzaville) pour la protection des droits des peuples autochtones, connus en France sous le vocable péjoratif de "Pygmées".

L'AMEP, l'APAC, l'ADPPA, associations autochtones, aux côtés du gouvernement, de l'UNICEF et de la Rainforest Foundation ont largement contribué à faire avancer la cause de ce peuple en danger.

 Parmi ces réalisations l'on compte: l'élaboration d'un projet de loi portant protection de leurs droits, l'organisation du 1er forum international des peuples autochtones des forêts d'Afrique centrale (FIPAC), la création du réseau national des peuples autochtones du Congo (RENAPAC), ou encore l'organisation d'un atelier national et l'édification d'un plan d'action en faveur des populations autochtones.

 Aujourd'hui l'adoption de la loi précitée s'impose comme une nécessité criante en tant que support du plan d'action et cadre du travail du RENAPAC. La Rainforest Foundation lance une pétition pour inviter le président congolais, Denis Sassou Nguesso, à promouvoir l'adoption de la loi. Le besoin de protection de ces populations est vital, votre soutien sera capital !

 

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06.02.2007

Demain l'Afrique

Le 26 juin dernier j'écrivais sur mon ancien blog "Afrique ba benen" (A la prochaine, Afrique). C'était sans savoir le jour où ce nouveau départ vers le continent aux milles couleurs se ferait.

 En décembre dernier, par un coup de téléphone à Air France, la date fut fixée: ce sera le 7 février 2007.

Aujourd'hui, lendemain ou jour de départ pour certains du Master (pensées à Mariska et Sarah), est la veille du grand envol pour moi. Dernier fignolage de préparatifs, penser à ne rien oublier, ne pas oublier de penser à tout. Belle gajeure quelque peu ambitieuse. ha ha !

 Demain l'Afrique. Demain le Congo. Demain Brazzaville. Je vais traverser les dimensions du temps et de l'espace, franchir les barrières socioculturelles parfois tenaces, et renouer avec le monde des couleurs démesurées, des chants chauds et sanguinés, de la vie déchronométrée !

En cette veille de départ, vous l'imaginez, c'est tout un tas d'émotions qui m'emplit, joli cocktail qui m'anime et m'excite. Le tout saupoudré d'une assez remarquable sérénité. Il ne faut pas chercher à tout paramétrer. Je laisse l'air de l'aire de laquelle j'approche m'inspirer et me faire vivre tout au long de cette ère naissante.

 A 11 heures (sauf retard, plausible) le coucou n° AF0896 se détachera du sol français pour une longue -et très courte à la fois- route vers le Congo. Arrivée prévue à 18h50 sur place.

Dans mes bagages, un barda de baroudeur stagiaire travailleur forcément. Si on fouillait dans le sac du modeste globe-trotter en herbe que je suis, on pourrait y trouver:

  • Le nécessaire de toilette et le complet de beauté (crème antirides, pince à épiler, mascara), le minimum vital quoi :)
  • Des habits de soleil comme de pluie (pour ceux qui ne le sauraient toujours pas, le Congo Brazza se trouve sur l'équateur, et abrite la  luxuriante forêt primaire africaine)
  • Et puis quelques bouquins que j'aurais dû lire depuis des mois...

     

Oublié le futile premier, passé les deuxième et dernier utiles, j'emporterais au Sud avec moi, vos sourires et regards. Vos yeux et vos voix. Ils sont ma force et ma foi.

Vous, famille et amis, vous êtes ma joie, vous êtes ma vie. Certains d'entre vous se sont réjouis de me voir partir réaliser cette mission sachant que c'est une expérience des plus enrichissantes. D'autres n'ont pas caché le pincement au coeur que ces mois à Brazza allaient provoquer.

A tous comme à chacun, je voudrais simplement vous dire que je serai heureux. J'y vais pour les enfants. Ceux du monde, ceux d'Afrique centrale, ceux dont on ne parle -presque- jamais. Les enfants pygmées.

Ce stage de six mois à Brazza n'est pas une obligation universitaire formelle. Il n'est pas non plus simplement et uniquement une demie année de mission à travailler d'arrache-pied. C'est pour moi l'occasion de rencontrer l'infinité de l'humanité. La chance privilégiée de goûter à la diversité endogène de l'atomicité de la sempiternelle chaîne humaine.

J'aime l'humain. Sans lui je ne suis rien. Humain tu es mon pain, tu es mon eau. Tu es mon sang, tu es mes os. Je te respire et veux dans ta plus grande altérité te découvrir. Ces mois au Congo me transformeront, c'est certain.

 

Bien chers tous, vous êtes là, vous êtes en moi, on est ensemble